C’est un mystère, et pourtant, on en a tous entendu parler. Il a connu ses heures de gloire. Très en vogue au XVIIIème avec les écrins, le galuchat était déjà réputé en Orient au XVIIème siècle.
Ecrins et objets XVIIIème siècle
Son histoire est une succession de rebondissements car la technique de la maîtrise de cette peau de raie ou de roussette, fut de nombreuses fois perdue puis retrouvée.
Aujourd’hui quand on évoque le galuchat, on pense moins au gainier de Louis XV -Jean-Claude Galluchat- qui lui donna son nom qu’aux meubles raffinés qu’il inspira
aux décorateurs des années 1920
Armure japonaise, famille Matsudaira, vers1700 Collection privée
Un peu d’histoire
La première étape du galuchat nous emmène en
Asie. Les japonais utilisèrent les ressources de la
mer et maîtrisent une ancienne technique du travail de la peau de raie : le “ same ”.
Dès le VIIIème siècle et jusqu’au XVIIIème siècle, il est fait mention du galuchat au Japon. On retrouve les peaux de raies sur des objets quotidiens et sur les armements. La peau de raie est antidérapante et dur comme de l’émail. De cela vient la tradition de gainer les poignées des sabres de samouraï, mais les
armures le sont également car le galuchat est d’une grande solidité.
Sabres japonais, poignée gainée galuchat, vers 1700 Collection privée
Avec les routes maritimes, le galuchat arriva en Europe et en France où la peau servait d’abrasif aux artisans du bois. Mais, il faut tenir compte de la distinction entre le galuchat à gros grains et le galuchat à petits grains. En effet, ce sont deux espèces de poissons différentes.