C’est la corne de bœuf qui est employée dans les ouvrages de marqueterie et en ébénisterie.
Après avoir enlevé la pointe de la corne qui est la partie pleine servant à faire des manches de couteaux ou de pipes, le tronc du cône restant est alors chauffé puis ouvert, déroulé et mis à plat dans une presse. Après nettoyage de la corne, la partie transparente est détachée de celle plus opaque, ce qui lui permet d’avoir une plus grande translucidité. Sa netteté est alors obtenue par ponçage et polissage des deux faces.
La corne a été utilisée dans le mobilier surtout à la fin du XVIIème siècle, pour recouvrir les dessins ou des peintures qui étaient collées sur les bâtis des meubles. Les plaques de cornes jointes les unes aux autres permettent de former de grandes surfaces permettant la visibilité du décor tout en le protégeant. La transparence de la corne permet de les coller sur une base colorée.
La corne est une matière naturelle dont les propriétés permettent de jouer sur la transparence dans la création tant sur le mobilier que sur des luminaires.
Corne déroulée
Corne colorée
Bout de canapé « Taurus », Aisthésis
Référence bibliographique :
Ramond, Pierre, Chefs d’œuvre des marqueteurs, Tome I, Ed. H. Vial, 1994, p. 36